Mercredi 2 novembre 2011
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"Est-ce par amitié et solidarité socialistes avec le premier ministre grec ou est-ce la preuve que François Hollande manque de
conviction sur l’Europe, voire de courage ? Depuis l’annonce par George Papandréou de l’organisation d’un référendum en Grèce sur l’Europe, on n’entend plus le candidat du PS à la
présidentielle de 2012.
Il est le seul dans ce cas en France. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ont parlé pour dire tout le bien qu’ils
pensaient de l’initiative grecque. Normal, l’appel au peuple est leur fonds de commerce. Le MoDem dit comprendre.Quant à la
droite, à l'UMP notamment, elle condamne ce coup de Jarnac venu d’Athènes..
Mais de Hollande, rien. Un bref communiqué seulement, cosigné avec Martine Aubry, qui n’exprime aucune prise
de décision souhaitable, sinon une condamnation de Sarkozy et Merkel qui, avec leur plan d’aide, sont considérés comme les fossoyeurs de la Grèce. Facile. Et inquiétant pour un
prétendant au poste suprême.
François Hollande a-t-il une personnalité assez forte pour être autre chose qu’un homme de synthèse, celui qui doit rassembler un
parti divisé sur la question européenne ? Ou ce mutisme est-ce chez lui la traduction d’un esprit munichois, molletiste, celui de ce vieux socialisme, version SFIO, qui se planque dès qu’un
orage gronde et qui se laisse porter par les événements ? Peut-être les deux.
Mais, au fond, sur la Grèce et beaucoup d'autres sujets, que pense François Hollande ?"
Voici le communiqué de François Hollande et Martine Aubry :
" L’ampleur des
difficultés économiques, sociales et politiques que la Grèce traverse aujourd’hui malgré les efforts réalisés par son gouvernement, a conduit le Premier Ministre Georges Papandréou à proposer au
parlement de soumettre à un référendum le plan de sauvetage de son pays décidé par l’Europe.
Au-delà de la décision qui sera prise par le parlement grec, cette situation traduit un défaut de gouvernance de la zone
euro.
Bien des difficultés actuelles auraient pu être évitées si l’Europe avait fait preuve de solidarité dès le début des attaques
spéculatives contre la Grèce. L’Europe a agi trop tard, trop faiblement sur le plan financier, et trop durement sur le plan économique et social. Si nous avons toujours défendu la nécessité pour
la Grèce de redresser ses finances, nous avons aussi toujours dénoncé la brutalité des mesures engagées.
Si cette décision de M. Papandréou entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les
dirigeants européens à prendre enfin les décisions d’engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier – comme nous n’avons cessé de le proposer depuis des mois-, et
pour trouver un juste chemin entre la réduction des déficits et le maintien de la croissance et de l’emploi."
En tous cas, si l'on peut reprocher à Sarko de se démener plus à l'étranger que pour son pays, on doit quand même noter que si la Grèce
se met en faillite, les états caution s vont devoir s'éxécuter. Dont la France...donc nous. Je pense que si la Grèce se met en faillite, ça va être un carnage économique.
On est mal barrés...
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